Home Célébrités Marie Taglioni – il était une fois… Pointes et tutu blanc

Marie Taglioni – il était une fois… Pointes et tutu blanc

by Robert R. KEBBI
Marie Taglioni : pointes et tutu blanc

Marie Taglioni – il était une fois… Pointes et tutu blanc

La sépulture de Marie TAGLIONI  « plus grande danseuse de tous les temps » est bel et bien au Père Lachaise

Morte à Marseille dans le dénuement le 22 avril 1884 à l’âge de 80 ans, la danseuse symbole par excellence du ballet romantique, Marie TAGLIONI a été inhumée dans le caveau de son mari, le comte Gilbert des Voisins, dans la 94 ème division du cimetière du Père Lachaise.

La plus grande danseuse de l’époque romantique, Marie Taglioni, imposa le tutu et la technique des pointes et connu la notoriété dans toute l’Europe. Sa sépulture continue à se jouer des taphophiles dans plusieurs cimetières. Elle apparaît officiellement sur les plans du cimetière Montmartre : en réalité, on sait qu’elle n’y reposa jamais, mais qu’elle y enterra sa mère, Sophie Taglioni. C’est néanmoins sur cette tombe que se fixa la coutume, pour les jeunes danseuses, d’aller rendre hommage à la célèbre danseuse en déposant leurs premiers chaussons sur ce qu’elles croient être sa tombe…

Avec ses vêtements ondoyants et nacrés…

Avec ses vêtements ondoyants et nacrés,
Même quand elle marche on croirait qu’elle danse,
Comme ces longs serpents que les jongleurs sacrés
Au bout de leurs bâtons agitent en cadence.

Comme le sable morne et l’azur des déserts,
Insensibles tous deux à l’humaine souffrance,
Comme les longs réseaux de la houle des mers,
Elle se développe avec indifférence.

Ses yeux polis sont faits de minéraux charmants,
Et dans cette nature étrange et symbolique
Où l’ange inviolé se mêle au sphinx antique,

Où tout n’est qu’or, acier, lumière et diamants,
Resplendit à jamais, comme un astre inutile,
La froide majesté de la femme stérile.

Les Fleurs du mal, Baudelaire

Le saviez-vous ?

Marie Taglioni née le 23 avril 1804 à Stockholm et morte le 22 avril 1884 à Marseille, est une danseuse et chorégraphe italienne.
Issue d’une dynastie de danseurs, elle est la fille du chorégraphe italien Filippo Taglioni et de la danseuse suédoise Sophie Karsten, et la sœur du danseur et chorégraphe Paul Taglioni.
Elle étudie la danse avec son père, à Vienne, puis se rend avec lui de 1822 à 1826, à Cassel, Stuttgart et Munich et enfin à Paris, où le père et la fille sont engagés en 1827 dans le Ballet de l’Opéra, aux côtés de Jean-François Coulon. Elle y fait sensation dans ses variations du Sicilien ainsi que dans le « ballet des Nonnes » de Robert le diable (1831).
En 1832, elle crée à l’Opéra le ballet La Sylphide où apparaissent à la fois le tutu romantique et la technique des pointes sans effort apparent.

La renommée de « la Taglioni » s’étend alors à l’Europe entière : pendant quinze ans de 1832 à 1847, elle se produit de Londres à Berlin et de Milan à Saint-Pétersbourg, en s’illustrant notamment dans les rôles de La Fille mal gardée ou de La Laitière suisse.

Elle a été enterrée au cimetière Saint-Charles de Marseille, et a été transférée dans la tombe de son fils Georges Gilbert de Voisins au cimetière du Père-Lachaise (94e division).

Taglioni a laissé à la postérité une parfaite maîtrise de l’art que son père lui avait enseigné, une technique aérienne et une personnification de la plus pure période romantique. Élégante et raffinée, elle fut à la fois technicienne virtuose et mime subtile, tantôt pathétique et tantôt vive, mais toujours expressive.
En savoir plus…

Please follow and like us:
error

Photopoésies similaires

Leave a Comment

* By using this form you agree with the storage and handling of your data by this website.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept En savoir plus...

RSS
Follow by Email
Facebook
Twitter
Instagram
fringilla dapibus Praesent elit. facilisis luctus