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Nuit blanche 2016 : la nuit où j’ai rêvé d’une licorne église Saint Séverin

par Rabah Robert KEBBI2 octobre 2016
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Nuit blanche 2016 : la nuit où j’ai rêvé d’une licorne

Nuit blanche 2016 : Photographie de l'oeuvre de Marguerite Lantz, Frédéric Blondy, "La nuit où j’ai rêvé d’une licorne" présentée au sein de l'église Saint Séverin à Paris. Je souhaite partager avec vous ce formidable moment que représente cette licorne géante dans le chœur de l'église. Elle a recueilli la lumière du jour et rayonne doucement telle une luciole, pour s'estomper au fil des heures de la nuit : sa présence s'étiole comme un rêve qui disparaît avec l'arrivée de l'aube. Une forêt primaire imaginaire et sonore lui sert d'écrin.

Ce partage se fait bien évidemment en poésie avec "Licorne de la liberté" de Winston Perez... Enjoy !

Licorne de la liberté

La Licorne Saint Séverin

La Licorne Saint Séverin

Licorne de la Liberté
animal au coeur sublime
ouvre moi les portes de la Vérité

Licorne de la Vérité
animal au souffle de Vie
laisse mon exil devenir oubli

Quand deviendrons nous purs ?
Quand deviendrons nous beaux ?
Quand est-ce que l’Idéal que nous avions voulu
transformera cette eau
que nous n’avons jamais bue ?

Licorne, tu es la source
Licorne, tu es le jeu
Licorne, tu es l’équilibre

J’irai marcher dans la forêt
J’irai tout droit vers la cascade
Je te retrouverai là bas
fixant l’éternité en flamme

Winston Perez

source : poetica.fr

Le projet de Marguerite Lantz

Nuit blanche 2016, une apparition : la licorne phosphorescente ou l'évanescence d'un rêve.
Dans certaines cultures et certains pays, les artistes ne réalisent une oeuvre que lorsqu’ils l’ont d’abord vue en rêve. C’est un ami sculpteur philippin qui m’a expliqué un jour cette coutume de son pays, coutume qui m’a parut poétique autant qu’intrigante (Marguerite Lantz).
L’idée est de réaliser une licorne géante, aux dimensions du chieur (environ 3 mètres de long sur 2 mètres de haut maximum, pas trop monumentale non plus pour rester dans une échelle «humaine» et «familière», comme si on avait la possibilité de chevaucher la licorne), qui serait suspendue à la voûte pour donner une impression de léger flottement à quelques centimètres du sol. Sa présence à la fois lumineuse et évanescente est mise en valeur par un éclairage qui donne l’impression qu’elle éclaire de l’intérieur. Et en effet, elle est phosphorescente.

L’existence de la licorne repose sur les écrits d’auteurs antiques (Pline, Aristote…) mais aussi sur des textes sacrés. On l’imagine comme un cheval ou une chèvre blanche pourvue d’une longue corne spiralée au milieu du front. Elle est un symbole de pureté et de chasteté. Des vertus extraordinaires – concentrées dans sa corne – lui sont attribuées. Réduit en poudre et consommé, ce curieux appendice deviendrait un puissant antidote pour purifier les boissons empoisonnées.
D’abord rejetée par l’Eglise comme élément issus du paganisme, elle est finalement intégrée à la symbolique chrétienne (elle apparaît à plusieurs reprises dans la Bible), et devient l’animal magique, chimère, le plus représenté dans l’iconographie médiévale (miniatures, tapisseries...). Elle est alors symbole de la lumière céleste, et est longtemps associée à la Vierge Marie, puis par extension représente le Christ incarné dans la matière.
Pour les alchimistes, c’est un symbole double, qui réconcilie les contraires : le soleil et la lune, féminin et masculin, sexualité et spiritualité, virginité et fécondité (la Vierge Marie qui met au monde l’enfant Jésus). C’est vers la moitié du 19e siècle que paraît le dernier ouvrage qui la cite encore comme animal existant potentiellement.
Elle devient ensuite une créature purement imaginaire, et apparait dans des ouvrages de fiction, comme un animal de légende qui suscite la rêverie… : contes des frères Grimm, Lewis Caroll dans De l’autre côté du miroir, littérature populaire « fantastique », ...

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