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Paris sous la neige, Paris la nuit, Paris seule et la neige est belle

by Robert R. KEBBI
Paris sous la neige, Paris la nuit, Paris seule et la neige est belle

Paris sous la neige, Paris la nuit, Paris seule

Paris sous la neige, Paris la nuit, Paris seule : photographie de Paris sous la neige accompagnée d’une très belle poésie de Jean Richepin intitulée « la neige est belle » ! Enjoy !

La neige est belle

La neige est belle. Ô pâle, ô froide, ô calme vierge,Salut ! Ton char de glace est traîné par des ours,
Et les cieux assombris tendent sur son parcours
Un dais de satin jaune et gris couleur de cierge.
Salut ! dans ton manteau doublé de blanche serge,
Dans ton jupon flottant de ouate et de velours
Qui s’étale à grands plis immaculés et lourds,
Le monde a disparu. Rien de vivant n’émerge.
Contours enveloppés, tapages assoupis,
Tout s’efface et se tait sous cet épais tapis.
Il neige, c’est la neige endormeuse, la neige
Silencieuse, c’est la neige dans la nuit.
Tombe, couvre la vie atroce et sacrilège,
Ô lis mystérieux qui t’effeuilles sans bruit !

Jean RICHEPIN

Source : Poésie française

Le saviez-vous ?

Poète français né à Médéa (aujourd’hui Lemdiyya) en Algérie, le 4 février 1849, et mort à Paris le 12 décembre 1926.
Avant d’être un auteur célèbre, aujourd’hui bien oublié, Jean Richepin fut un « personnage », une tête, et, si l’on peut dire, une « forte gueule » de la bohème parisienne (du quartier Latin à Montmartre), avec son imposante stature, sa moustache agressive et son regard fier. Malgré quelques faiblesses (que l’on retrouve surtout dans ses romans et ses pièces de théâtre), il reste un grand poète et un conteur plaisant dont les œuvres ne manquent ni de corps ni de saveur.
Richepin disait dans une interview : « J’aimerais avoir comme unique et suprême récompense à mon amour de notre langue, la joie de trouver, ne fût-ce qu’une fois, les mots au cri profond, à l’expression définitive, à l’image lyrique, qui entreront dans le patrimoine de cette langue, assez pour qu’on ignore qu’ils sont de moi. » Tout le monde connaît ces vers :
Il pleut ! Il mouille !
C’est la fête à la grenouille.
Qui se souvient qu’ils sont de Jean Richepin ? (Interlude 1923 page 11) C’est une des récompenses du poète. On s’émerveillera d’en trouver plein d’autres dans ses livres…
En savoir plus…

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