Cathédrale Saint Paul de Londres photo poésie de Shakespeare
Précedent
Au hasard
The Strata building de Londres et le bruit-de-hibou selon Dylan THOMAS
Suivant
Voyages

Photopoésie pont de Londres un matin naissant de William Blake

par Rabah Robert KEBBI18 janvier 2017
Donnez votre avis en smiley !
J'aime !
100%
Emouvant
0%
Fun
0%
Trop triste...
0%

Pont de Londres un matin naissant de William Blake

Pont de Londres un matin naissant de William Blake : Photographie du Pont de Londres accompagnée d’un poème de William Blake intitulé « le matin naissant ». Enjoy ! 🙂

When early morn walks forth in sober grey

When early morn walks forth in sober grey,
Then to my black-eyed maid I haste away;
When evening sits beneath her dusky bow’r,
And gently sighs away the silent hour,
The village bell alarms, away I go,
And the vale darkens at my pensive woe.

To that sweet village, where my black-eyed maid
Doth drop a tear beneath the silent shade,
I turn my eyes; and pensive as I go
Curse my black stars and bless my pleasing woe.
Oft when the summer sleeps among the trees,
Whisp’ring faint murmurs to the scanty breeze,
I walk the village round; if at her side
A youth doth walk in stolen joy and pride,
I curse my stars in bitter grief and woe,
That made my love so high and me so low.

O should she e’er prove false, his limbs I’d tear
And throw all pity on the burning air;
I’d curse bright fortune for my mixèd lot,
And then I’d die in peace and be forgot.

William Blake

Le Matin naissant

Lorsque le matin naissant marche en gris sobre,
Alors vers elle, les yeux noirs, je cours ;
Quand le soir est assis sous son sombre berceau,
Et que soupire doucement l’heure silencieuse,
La cloche du village résonne, je pars,
Et la vallée s’obscurcit par mon pensif malheur.

Pour ce doux village, où elle, avec ses yeux noirs,
Laisse tomber une larme sous l’ombre silencieuse,
Je tourne mes yeux ; et, pensif, je vais
Maudissant mon étoile noire et bénissant mon agréable malheur.

Souvent quand l’été dort parmi les arbres,
Chuchotant de faibles murmures à la soudaine brise,
Je marche autour du village ; si à ses côtés
Un jeune garçon marche dans la joie dérobée et fier,
Je maudis mes étoiles dans ma douleur amère et malheureuse,
De mettre mon amour si haut et moi si bas.

O si jamais elle mentait, ses membres à lui je déchirerai
Et jetterai toute pitié dans l’air brûlant ;
Je maudirai la fortune brillante pour mon lot emmêlé,
Et puis je mourrai en paix et je serai oublié.

Traduction Jacky Lavauzelle

source : artgitato.com

Tous les poèmes publiés sur ce site appartiennent à leurs auteurs respectifs.
/* ]]> */ d33b65224a2639b69addb22ca88d695b55555555555555555555